lundi 29 septembre 2008

Une histoire de don de soi


Cher petit lecteur, tu vas trouver ça follement original, mais tout d'abord, je voulais adresser une petite pensée à Paul Newman...

Il y a quelques semaines, j'avais lu je ne sais plus trop où qu'il était très malade et qu'il lui restait peu de temps ; je m'étais dit que comme ça je serais préparée mais que bon, un homme de son âge, et malade de surcroît, malheureusement, c'est la vie... Et effectivement, quand mon amoureux m'a annoncé sa mort samedi soir, je n'ai pas vraiment réagi.

Et puis plus j'y pense, plus j'ai un triste petit goût dans la bouche... J'ai très peu de souvenirs de ses films, certainement car je n'en ai vu que très peu (et finalement, c'est surtout Liz Taylor qui me vient à l'esprit quand je pense à La chatte sur un toit brûlant) . En revanche, je savais qu'il était profondément investit dans de nombreuses oeuvres caritatives, notamment de soutien aux enfants malades. Et c'est à ça que j'étais (et suis toujours !) sensible, et d'ailleurs, je trouve que l'âge aidant, il portait la bonté sur son visage.

Il semble presque commun aujourd'hui que le people s'investisse pour de nobles et belles causes, mais notre homme le faisait depuis près de 30 ans, c'était tout sauf un effet de mode.

Et en pensant que de petits enfants condamnés ont eu droit à des éclats de rires quand tout était derrière eux, je me dis que le monde est un peu plus moche, un peu plus triste d'avoir perdu un homme comme lui... (Et d'abord je sors les violons si je veux)

Sur ce, gentil petit lecteur, et parce que ce film a été d'une fraîcheur salvatrice dans un week end où mes montagnes russes intimes m'emmenaient plutôt vers le bas (c'est dingue comme ça arrive facilement quand je fais l'erreur de regarder le JT de 20h), je voulais te faire une petite note sur Juno. Je sais que c'était la sensation du début d'année et que j'arrive sans doute un peu tard, mais tu l'auras sans doute déjà remarqué, car je sais que tu es futé, l'actualité, c'est pas forcément mon truc... Il y a un temps pour chaque chose. Et je trouve que parfois un film, un livre ou une chanson arrive juste à point nommé dans ta vie, et dans ce cas, je suis reconnaissante (envers qui je ne sais pas, je te tiendrai au courant) que lui et moi nous soyons trouvés ensemble à ce moment là.


Du coup (c'est quand même super pratique), je vais y aller mollo sur l'histoire, et ça tombe bien, résumer c'est pas c'que j'préfère ! Juno, 16 ans, trompe l'ennui en couchant avec son meilleur pote, et tombe enceinte. Elle choisit de faire adopter l'enfant par un couple qui a passé une petite annonce. Et c'est déjà pas mal.

Fraicheur, je l'ai déjà dit, car la miss Juno n'a pas la langue dans sa poche. Et puis parfois ça fait du bien de désacraliser un peu la grossesse (comme dans The Snapper, mais en moins irlandais). La douceur et les colères adolescentes sont là aussi, mais finalement, même si Juno clame à tout bout de champs qu'elle n'est pas assez mature (pour à peu près tout), c'est surtout une graine d'adulte avec une vraie sensibilité et qui comprend le monde qui l'entoure bien mieux que la moyenne d'entre nous.

Et puis il y a ces comédiens, la petite Ellen Page en tête, mais faut dire qu'elle m'avait déjà méchamment scotchée dans Hard Candy (ah mais quelle horreur ce film !). On retrouve aussi J.K. Simmons, l'affreux nazi d'Oz (ZE série carcérale, j'y reviendrai), qui campe un papa affolé mais débordant d'amour pour sa fille (j'y vois très bien mon papounet à moi)... un contre emploi à mon sens, mais j'ai souvent du mal à faire la part des choses quand j'ai été à fond dans une série. Et puis il y a Jennifer Garner. J'ai du mal avec elle en général, et puis là, pof ! Elle campe une future mère adoptive de prime abord tellement, euh, hypoallergénique, et qui se révèle finalement (euh) tellement maman... Un bon point pour toi, Jen !

Last but not least (bin oui j'ai rien de mal à dire sur ce film, il est vraiment plaisant), la super musique pop folk tout au long du film, et ça aussi il me semble qu'on en a pas mal parlé... Je rapporte juste ma petite pierre à l'édifice pour rappeler que Coming Soon, la (très) jeune scène annécienne, y joue 2 titres. Alors si en plus on peut consommer local...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

mais tu blogues pu ?