Il faut dire que depuis il s'est passé 2-3 choses. Vois-tu, gentil petit lecteur, à l'époque où j'ai commencé à disserter sur le net, mon ami Paul Emploi (qui s'appelait encore Anpe à l'époque) m'avait offert le grand luxe d'un bilan de compétences. Oui, à pas encore 30 ans, ya pas d'âge. Et puis offert, à force de harcèlement, il a plus trop eu le choix.
Contrairement à pas mal de gens, vraisemblablement, la démarche a porté ses fruits. J'allais revenir à mes premières amours, les langues, la rédaction, la traduction. Ceci dit, octobre, c'est un peu tard pour reprendre une formation... Qu'importe, j'avais trouvé un job agréable, bien payé, et très prenant. Qui m'a fait hésiter, il est vrai. Mais c'était le moment ou jamais.
Tant et si bien qu'il y a près d'un an, j'ai quitté mes montagnes (ça ne faisait pas si longtemps, mais diable je m'y étais attachée !), en emmenant l'homme de ma vie avec moi. Direction la capitale, dans l'allégresse pour Monsieur, content de changer d'air et avide d'une vie culturelle riche, un peu moins pour moi, qui gardais quelques souvenirs mitigés du quotidien parisien.
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| On se croirait pas à la campagne quand mon homme photographie le Père Lachaise ? |
Rien ne se passe comme nous ne l'avions prévu, mais somme toute, c'est bien.
Je reste convaincue que cette formation était une super idée (merci à Amandine et Camille de m'avoir poussée aux fesses pour que je me lance !).
J'ai rencontré plein de gens supers et j'ai pris un plaisir fou à aller en cours une semaine sur 2.
L'alternance m'a permis de relativiser pas mal de choses que je prenais très (trop) à cœur dans ma vie pro d'avant. Et de me dire que globalement, je ne m'en sortais pas si mal. Et que dorénavant, je prendrai les choses avec un peu plus de philosophie.
On est bien dans notre joli petit appart (enfin, pour Paris, pas si petit...), et dans notre quartier de vieux en voie de boboïsation.
C'est vrai que c'est cool d'aller au concert. Ou au ciné. En VO.
Ya eu des coups durs, aussi. Beaucoup. Des qui font bien mal. Qui font réfléchir. Ou plutôt arrêter de réfléchir et de se poser trop de questions. Prendre la vie comme elle vient et essayer d'en profiter à fond.
Alors on a décidé que ces histoires de mariage, on arrêtait de les repousser sans cesse parce que c'est pas le moment idéal, et puis c'est compliqué, et puis c'est de l'investissement, en temps, en argent, et puis faut se concentrer sur le boulot, ça viendra bien ensuite.
Et au mois de mai, j'ai dit "Oui" à l'homme de ma vie. Qui a répondu par un "Oh oui" qui me donne toujours des frissons quand j'y pense... En tout petit comité, sans chichi, comme on avait envie. Et c'était juste parfait.
Ça faisait longtemps qu'on voulait sauter le pas. Dire à tout le monde qu'on voulait être ensemble et qu'on était une famille.
Ça a été d'autant plus fort quand on s'est rendu compte, en début d'année, qu'un petit locataire s'était installé sous mon nombril. Du genre qu'on attendait pas (parce que c'est pas le moment idéal, et puis c'est compliqué, et puis c'est de l'investissement, en temps, en argent, et puis faut se concentrer sur le boulot, ça viendra bien ensuite...), mais dont on parlait depuis plus longtemps encore que le mariage.
Forcément, tout n'est pas simple. Mais finalement, tout est au mieux. Il est bien malin, notre petit locataire, bien plus que nous, je pense. Il a même réussi à calculer que c'était le moment idéal pour poser ses bagages, que la proprio pourrait finir la fac tranquille et l'accueillir dans les semaines qui suivent. Genre elle aurait voulu le faire exprès que jamais elle aurait réussi. Et puis surtout, il a compris que c'était le moment idéal tout court, et que s'il nous laissait nous poser des questions, il était pas installé avant un bon moment, quelle que soit l'envie qu'on avait de l'accueillir.
Alors je le dorlote. Si on y réfléchit un peu, c'est une idée sacrément tordue de l'accueillir cette année, avec tout ce que la fac suppose. Mais je suis une femme de paradoxes, alors cette année que j'aurais dû passer la tête dans le guidon m'a finalement appris à m'écouter. Parce que c'est bien d'être consciente que le corps envoie des signaux, mais encore faut-il y prêter attention. Sauf que maintenant que je ne suis plus la seule concernée, c'est bizarre, mais tout le reste passe au second plan.
La tempête est passée, à part quelques cours en septembre (et une soutenance finale qui du coup devrait être folklo), il ne me reste plus qu'à couver, en attendant de rencontrer mon Mini-Mec en octobre. Et je compte bien en profiter...




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